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nouvelle

Les ténèbres rouges

Publié le par Silion Keila

Publié dans Amazon, Nouvelle, Occultisme

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Dystopie

Publié le par Silion Keila

Publié dans Numéro, Dystopie, Nouvelle

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Les ravageurs du ciel

Publié le par Silion Keila

Publié dans Amazon, Nouvelle, SF

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Élise

Publié le par Silion Keila

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Les ténèbres rouges

Publié le par Silion Keila

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Merci à Edition999

Publié le par Silion Keila

Note de l'autrice : Les récits sont les ingrédients magiques qui transforment la monotonie de nos existences comme une brume électrique . Je vous présente l’un d’eux - Les tarasquis - dans son intégralité . Les prochains sont à lire dans le recueil complet sur Amazon .
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Jouet fragile - Keila Silion

Publié le par Silion Keila

 

 

 

Une navette atterrit sur Oros, une semblable parmi des milliers. Tous les arrivants contribuaient activement au bonheur des innombrables marchands, revendeurs et grossistes qui occupaient la moindre parcelle d’espace de cette petite étoile artificielle. Il y avait toujours quelque chose d’exaltant dissimulé derrière les devantures aux couleurs psychédéliques de ces intrigants établissements.

La décélération du véhicule fut brutale. Les fenêtres de la nef spatiale devinrent subitement transparentes et s’ouvrirent sur la nébulosité. Puis s’ensuivit un désordre de lumières, des afflux de lignes, des deltas scintillants et mordorés qui défilèrent à une vitesse supraluminique avant d’être remplacés par une cyclopéenne aire de réception lactescente et aseptisée. La navette ralentit doucement et les accès s’ouvrirent instantanément.

— Homur ! Attends-moi !

Mais le petit alphadien ne semblait pas décider à ralentir la cadence. Il ignorait volontairement les appels télépathiques de son père. C’était son deuxième anniversaire de l’année et il était fermement décidé à dénicher son cadeau idéal. Le dernier en date n’avait pas été à la hauteur de ses espérances. Homur s’était détourné de sa panoplie du parfait androïde en un temps- record. Les rêves avaient le don de le lasser parfois, souvent cela en était presque décevant mais à présent ; il avait une idée bien précise de ce qu’il désirait. Il convoitait une chose qui faisait fureur en ce moment : un hominidé. Il savait qu’il en existait plusieurs types grâce aux réclames qui passaient en boucle sur les ondes intersidérales mais sa connaissance sur ce nouvel article importé par la société Stellar I s’arrêtait là.

Tout en rattrapant son fils, Alphor observait son fils avec un certain amusement. Il était rassuré sur son choix définitif. Á chaque atterrissage sur Oros, il s’était posé la même question un nombre incalculable de fois : Combien de fois devront-ils emprunter les portails de téléportations ? Si l’Oracle était avec eux, trois ou quatre passages seraient amplement suffisants. Alphor n’avait jamais aimé se dématérialiser, une peur enfantine qui n’avait jamais dévoilé à son fils ni à sa compagne. L’échec cuisant de la panoplie était encore bien trop vif dans sa mémoire et la trentaine de passages dans les portails aussi …

— Je l’ai trouvé papa ! s’exclama victorieusement Homur devant une arcade lumineuse. 

Au même moment, le jeune alphadien fut attiré par un marchand, un titan probablement originaire de la planète Vega dont l’entassement d’hominidés faisait son étal. Bien qu’il n’en ait vu qu’au travers des différents réceptacles, Homur reconnut instantanément les articles qu’il convoitait tant.

— Approchez ! Approchez ! Regardez comme ils sont beaux mes lundis et mes mardis .Un xéros les deux dimanches, croyez-moi c’est une affaire !

Une vénusienne s’arrêta et lui demanda :

— Vous avez des mercredis ? Ils sont si mignons .

— Navré, rupture de stock !

Après avoir gratifié le titan d’une moue gracieuse, elle s’évapora en dégageant une magnifique traînée bleutée. 

Intrigué par les dénominations adressées aux hominidés, Homur inspectait d’un œil avisé les produits. Mais ces derniers semblaient en piteux état. Exposés à l’atmosphère d’Oros, ils dépérissaient promptement. La plupart d’entre eux gisaient inertes. Ils étaient empilés les uns sur les autres et dégageaient une odeur bizarroïde. Alphor jugea bon d’emmener son fils loin de ce spectacle navrant et sans entrain mais vélocement le dirigea vers le portail approprié.  

Une fraction de seconde plus tard, et après une rapide inspection de leurs personnes, ils pénétrèrent dans l’échoppe. Á l’intérieur, ils se sentirent un peu désorientés. La salle paraissait immense, bien plus spacieuse que ne le laissait présumer le modeste devant. L’éclairage était très doux élaguant une impression de sérénité. Homur se sentait bien ici et en adressant un furtif coup d’œil à son père et au sourire béat qui illuminait son visage, il savait que lui aussi ressentait cette sensation intense de paix. Ce magasin diffusait des vapeurs de bonheur grâce à des néons logés dans le plafond. Homur aurait voulu que ce moment  dure toujours. Ce procédé n’avait rien de nocif ni pour la santé ni pour les porte-monnaie. Car le but n’était pas de pousser les visiteurs à dépenser leurs xéros mais de se relaxer après un long voyage dans l’espace. C’était une attention charmante qui ravissait la majorité des clients.

Les comptoirs flamboyaient modiquement afin de mettre en valeur les articles exposés. Une jeune femme surgit du néant. Elle était élancée, d’une gracilité irréelle, très exsangue ; elle portait une robe sombre en velours avec un drôle de coiffe crânement mise sur le côté droit de sa tête.

— Bonjour, je me nomme Eyec, que puis-je faire pour vous ?

Alphor afficha un large sourire.

— Bonjour Eyec, vous avez un très joli établissement.

— Merci. Nous venons de nous installer sur Oros mais nous avons déjà plusieurs franchises sur Cassius, Astry et d’autres mondes.

Elle réitéra sa question en fixant de ses deux fentes noires Humor qui était en extase devant une boîte en apparence vide en plexiglas.

— C’est une machine à créer des mondes, jeune alphadien, dit-elle tranquillement.

— Une machine à quoi ?

Elle le regarda à travers la vitre en plexiglas et leva son index. Simultanément Humor leva la tête et observa d’un air amusé ce morceau de chair se balancer comme un ver. Elle le fit retomber brutalement sur un petit bouton bleu. Au centre une étincelle jaillit.

— Waaouh, super !s’écria Humor. Tu as vu papa ?

Alphor opina de la tête.

— C’est l’effet big bang, dit Eyec. C’est fou ce que l’on peut faire avec une pile d’uranium.

— Nous cherchons un article précis Eyec.

— Si je peux vous satisfaire …

— Vous avez des hominidés ? demanda Humor.

— Bien sûr, mais nous n’utilisons jamais le terme article.

— Pourquoi ? s’exclama Humor.

— C’est une forme de vie, suivez-moi je vous prie.

Ils zigzaguèrent un moment entre les comptoirs aux reflets irisés. Le sol était tapissé de brume et illuminé par des étoiles artificielles vibrantes à chaque contact. Soudain, la rivière de  brume s’estompa et ils se retrouvèrent dans une autre partie du magasin.

Eyec leur demanda d’approcher. Dans une immense boîte, de petits édifices séparés par des clôtures et des jardins se dressaient. Eyec vérifia la température de l’humarium et parut satisfaite.

 — Je ne vois rien, s’esclaffa Humor déçu.

 — Patience jeune alphadien, répondit Eyec qui était habituée à l’impatience de ces jeunes clients.

Au bout de quelques minutes, un hominidé de type lundi jaillit d’un des édifices en faisant claquer la porte et fit des bonds dans le jardin en lançant une tonne de jurons.

— Mais que lui arrive-t-il, demanda Alphor.

— Voyez-vous, commença Eyec, il y a plusieurs types d’hominidés. Nous avons pu constater qu’ils évoluaient selon un type d’humeur bien précis qui remonterait à leur origine. Ainsi le lundi est un hominidé peu enclin à la fête un tantinet grincheux et de manière générale toujours pressé. Le mardi est moins impulsif et de nature rêveuse. Le mercredi est de petite taille, très rieur, toujours prêt à faire des bêtises. Mais je ne le recommande pas à un enfant.

—  Et pourquoi donc ?

— Leur humeur badine ne leur permet pas de s’autogérer. Il leur faut une surveillance constante. Ils sont aussi plus sensibles aux virus même si l’humarium est adapté à leur anatomie. 

— Et les autres ? demanda Humor impatient.

— Le jeudi est un hominidé qui aime les activités physiques tandis que le vendredi est prédisposé à la fête. Le samedi est assez prompt à la détente et aux découvertes à ne pas confondre avec le dimanche qui est mon favori.

— Vraiment ? dit Alphor.

— Oui, vraiment. Tu veux que je t’en montre un ?

Un éclair d’excitation fusa dans les yeux mauves du petit alphadien. Eyec leur montra une autre boîte et ouvrit le toit d’un des édifices. Puis, elle leur désigna l’intérieur.

— Regardez sur le canapé.

Alphor et Humor se mirent sur la pointe de leurs trois orteils et regardèrent l’habitacle mis à nu. Un hominidé était affalé sur le canapé. Il était vêtu étrangement avec une longue robe où l’une des deux bandes en tissu pendouillait par terre devant des pantoufles. Il riait grassement devant un petit réceptacle en se grattant la tête. Humor fit la moue.

— Je ne vois pas pourquoi c’est votre préféré.

— Le dimanche est simple. C’est le type le plus révélateur selon moi de cette forme de vie. Il n’est jamais compliqué. Il est heureux avec ce qu’il possède. Quand j’ai eu une journée fatigante à la boutique, il me suffit de le regarder quelques minutes pour me sentir mieux. Le dimanche a un effet bienfaisant sur moi, je ne sais pas vraiment comment ça marche mais ça fonctionne.

— Peut-être .Je peux l’essayer et l’échanger après ?

— Bien sûr mais après une journée intense de connaissances pratiques tu ne voudras plus t’en séparer. Je les échange à une seule condition.

— Laquelle ? demanda le jeune alphadien d’un ton précautionneux.

— Que tu me les rendes en excellent état. Un manuel te sera livré avec l’humarium de toute manière. Ainsi tu n’auras aucune excuse, d’accord ?

— Mouais, c’est d’accord, dit Humor résigné.

— Il prend grand soin de ces jouets ne vous inquiétez pas, dit Alphor pour appuyer son garçon.

— Même des jouets fragiles ? interrogea Eyec.

— Oui, répliqua Alphor sans l’ombre d’une hésitation puis il ajouta en regardant l’hominidé se gratter le torse :

— Voir extrêmement fragile !

 

Note : Un petit cadeau pour souhaiter une bonne et merveilleuse année 2019 aux lecteurs , aux vagabonds , aux curieux de ce blog . Bonne lecture . 

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Revue 2000 Regards - N° 76 – L’artiste - janvier 2019

Publié le par Silion Keila

Ma nouvelle intitulée : Qu'est-ce qu'il a dit le monsieur ? sera publiée dans la revue N° 76 de 2000 Regards ayant pour thème L'artiste . 

Ainsi donc , je vous donne rendez-vous l'année prochaine . 

Bonne fête à tous !

 

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Alien Nation - Keila Silion

Publié le par Silion Keila

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Bientôt ...

Publié le par Silion Keila

Bientôt ...
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