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Le talent réside dans l'instinct ...lâchez-vous!!! - Jacques Flament

Publié le par Silion Keila

Le talent réside dans l'instinct ...lâchez-vous!!!  - Jacques Flament
Le talent réside dans l'instinct ...lâchez-vous!!!  - Jacques Flament
Le talent réside dans l'instinct ...lâchez-vous!!!  - Jacques Flament
Le talent réside dans l'instinct ...lâchez-vous!!!  - Jacques Flament

Débuts très poussifs pour le projet qui devrait faire date dans l'histoire de la littérature : L'ENCYCLOPÉDIE IMPROBABLE.
À moins qu'il avorte avant d'avoir vécu par manque de participants (ce qui est le cas pour l'instant), mais je n'ose l'imaginer.
Sans doute les algorithmes facebookiens ne distillent-ils qu'avec parcimonie les messages que je m'escrime à produire. 
Dès lors, une seule solution : partagez, recopiez ce message et envoyez-le dans vos propres réseaux facebookiens ou mailesques.

Pour vous décider à envoyer vos contributions, vous trouverez ci-dessous, à titre d'exemples remarquables, 4 petits textes parmi ceux déjà reçus, pour les 4 premiers thèmes proposés (voir illustrations). 
Peut-être vous inciteront-ils à participer vous aussi à l'aventure, à cerner au plus près par vos textes ou illustrations chacun des thèmes abordés en y proposant votre vision singulière.

Mais d'abord un rappel nécessaire : 
- Textes : entre 200 caractères minimum et 1000 caractères maximum espaces comprises dans un fichier word ou open office (pas de PDF).
- Images N/B (illustration ou dessin sur le sujet) sur un document .jpeg en résolution 300 DPI.
- Un(e) seul(e) texte ou image par sujet et par auteur/artiste.
- Pas de titre au texte.
- Prix/volume à la parution : 6 € (en vente uniquement sur le site de la maison).
- Étant donné le nombre de contributeurs (de 60 à 100 par volume) et la modicité du prix d'acquisition (en vue d'en faire un succès planétaire) : pas de droits d'auteurs ni d'exemplaires gratuits.
- Vous pouvez donner libre cours, bien entendu, à votre imagination, sachant néanmoins que la contribution doit être inédite et en rapport très étroit, voire direct, avec le sujet proposé. Carte blanche sur le fond du traitement : ironique, tragique, poétique, érotique, surréaliste, scientifique (pourquoi pas), etc. Par contre, contrainte sur la forme : prose uniquement (donc pas de textes versifiés). 
Tous les auteur(e)s et artistes (en herbe, en floraison avancée ou consacré(e)s) sont les bienvenu(e)s, les choix (subjectifs de l'initiateur du projet) douloureux laissant la place à tous les univers, même les plus improbables.
- Le choix des contributions pour chacun des volumes sera sans appel et non commenté (faute de temps).
- Adresse d'envoi : jfe.globalement@gmail.com (et uniquement celle-là et en indiquant le sujet du texte comme objet du courriel).
- Tous ceux et toutes celles dont le texte ou l'illustration auront été choisis pour publication seront prévenus par courriel.
- Un seul envoi par sujet, donc si vous voulez par exemple participer aux 4 premiers proposés = 4 envois différents.
- Date-limite pour les contributions pour les 4 premiers thèmes : 1 mai 2018.
- Sortie des 4 premiers ouvrages : juin ou septembre 2018.

LA MÉLANCOLIE DU LIÈVRE

Il a l’âme qui verse, le lièvre. L’âme qui se vide de toute sa liqueur. Il a le corps qui se dessèche, la viande qui se fige dans un fulgurant rêve de mort et le feu de son pelage s’éteint à la lune. Sa hase, sa putain de hase lui a posé un lapin : elle a pris en plein poitrail, au plus fauve de sa robe, là où le cœur cliquette dans un velours de chair, une saignante giclée de plomb. Il y avait dans les fougères devant l’orée de la forêt un grand portique de soleil, des voilures bleues et flottantes, un ramdam de friselis végétaux, un carrousel de senteurs lourdes et envahissantes. Il y avait ça et la foudre a frappé, la hase, cognée en plein torse, a bondi dans la mort. Et du fond de sa mélancolie, du fond poisseux, pourri de sa nom de dieu de mélancolie, trahi et dépossédé, le lièvre se demande pourquoi il n’a pas, tant qu’il était temps, tant que rien n’était menacé, tout envoyé se faire foutre : le goût de la hase, le désir de la hase, l’odeur captivante de la hase, la langue de la hase, le poème velu gris et blanc au cul convoité de la hase. Et du haut du perchoir de sa mélancolie, il songe : crevez donc tous la gueule ouverte, vous, le monde, les étoiles, les gens et l’espérance. (Denys-Louis Colaux)

LE VERTIGE DE L'AMOUR

Le soleil affleurait sur le haut des pavés, les soulignait d’un duvet jaunâtre, tandis qu’une ombre gris mauve gagnait l’impasse, rasant les murs de la ville assoupie dans la chaleur.
Le ciel offrait un étrange contraste, il gardait la pureté d’un soir d’été sauf au-dessus de la Cité où l’air paraissait plus dense comme chargé de mille angelots qui barraient le front de l’ombre blottie tout au fond de l’impasse, et qui soudain se mit à parler à son téléphone portable :
- Tu m’aimes ? (Jacques Cauda)

L'IVRESSE DES PROFONDEURS

Quatre bars. Je me suis endormi au cinquième. On m’a réveillé à temps. Dieu merci, mes bouteilles étaient presque vides. Encore un peu et tintin pour remonter en paliers ou même tout court ! Quarante mètres d’eau au-dessus de moi ; pression : cinq bars. Le compte était bon.
Je vais remettre ça demain, après-demain et les autres jours. Vais essayer six puis sept. Avec de l’entraînement, je devrais arriver à dix et plus. Les barmen sont des philosophes. 
« On n’a qu’une vie ! » 
« Une de perdue… » 
« On ne noie pas son chagrin, c’est lui qui vous noie ! » 
Et cætera. J’aime cette profondeur et… la pression. (Lorenzo Cecchi)

LE BAISER DE LA MORT

Je retourne les phrases sur mes lèvres, je goûte cette friandise amère qui affirme être une partie de moi.
Je chique les lettres avec vulgarité et prétention, je ne recrache que les points d’interrogation et de suspensions.
L’écœurement me gagne en pulsations inquiétantes, je secoue ma bouche et tortille mes idées qui se rapprochent du vomissement.
L’écriture m’embrasse sans enlever ses masques, et la douleur s’installe sur mes mâchoires et sur mes tempes. 
Un bout de viande se détache de mon visage, une forme flasque, monstrueuse qui laisse apparaître mes dents.
Je rampe sur le temps qui passe, sur les mots prisonniers de mon incapacité de dire. 
J’aperçois mes fantômes se lever, retirer leur robe blanche, devenir nus et réciter des chants
sans verbes, sans intonations.
Ils sont des morceaux de mots transparents traversés par une morsure de fin de vie, comme des lèvres qui se touchent pour la dernière fois. (Bernard Vassel)

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Binh Danh

Publié le par Silion Keila

Ce processus traite de l'idée de la transmigration élémentaire : la décomposition et la composition de la matière en d'autres formes . 

Les images de la guerre font partie des feuilles et vivent à l'intérieur et à l'extérieur d'elles. Les feuilles expriment le continuum de la guerre . Ils contiennent le résidu de la guerre du Vietnam : bombes, sang, sueur, larmes, métaux . 

Les morts ont été incorporés dans le paysage du Vietnam pendant les cycles de la naissance, de la vie et de la mort. Á travers le recyclage et la transformation des matériaux . 

La matière n'est ni créée ni détruite seulement transformée . Les vestiges de la guerre du Vietnam et de l'Amérique subsistent à jamais dans le paysage vietnamien. 

Binh Danh
Binh Danh
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Binh Danh
Binh Danh
Binh Danh
Binh Danh
Binh Danh

Publié dans ThinkGreen, Binh Danh

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Petite histoire du soir avant de s’endormir...Maxime Chattam

Publié le par Silion Keila

Petite histoire du soir avant de s’endormir...Maxime Chattam

Un groupe de jeunes adolescents.

Ils trouvent une vieille carte, par hasard, de celles qui font briller les prunelles des gamins, qui sentent bon l’île au trésor et Tom Sawyer. Parcheminée, un X rouge la griffe, presque imperceptible.

Ils reconnaissent la région.

Ensemble ils traversent la tempête qui se lève ; arrimés à leur quête d’aventure et leur imagination, ils parviennent jusqu’à cette fissure dans la falaise, au milieu de la forêt. Elle se tient là, ride de ténèbres, n’attendant qu’eux et leur courage enfantin.

Ils s’y faufilent.

Ils sont à présent sur le X. Le trésor ! Le trésor ! Mais l’obscurité se meut.

Elle glisse.

Affamée. Ils sont le trésor. Alors la chose dans le noir les happe et broie leurs os avec la force primitive de l’éternité. Ils n’ont presque pas crié. A peine un râle triste.

Celui des rêves brisés.

Et dans le vent, dehors, une vieille carte se met à flotter, pleine de promesses.

Fin.

Publié dans Chattam, Écrivain

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Y'a pas que les bourgeons qui éclosent

Publié le par Silion Keila

C'est le printemps 

Et les messages pleuvent pleuvent pleuvent comme des fleurs 

Dans ma boîte e-mail

Sauf que je suis fidèle 

C'est peut-être cela l'anormalité 

On me dit que je suis belle , que je suis un ange 

Tu ne m'as pas vu le matin avec ma frange 

La bave aux lèvres , les yeux exorbités  

Demandant expressément à mon époux chéri mon petit café 

Un bisou par-ci , par-là de nos petits rejetons 

J'enfile mes santiags et on va au galop 

Certains disent qu'ils ne renonceront pas 

Trop séduisante 

La bêtise va -t-elle jusque -là ? 

Même pas le temps de faire connaissance 

Un brin de causette peut-être 

Un pétale de bonjour ? 

T'inquiètes , je renonce pour toi 

Non ça me fait plaisir et j'y suis habituée 

Je renonce à des conversations amicales 

Á de bonnes blagues 

C'est con . Tant pis . 

Mais je ne suis pas un trophée . 

Je suis une jongleuse de mots ici . 

Et vos maux ne m'intéressent plus . 

Incapable de politesse juste de la paresse 

Ben j'vais faire pareil pour une fois 

Je vais m'engouffrer dedans 

Mettre les petons en éventail 

Et vous faire un joli doigt d'honneur 

Á la vôtre et à votre bon coeur 

Parce qu'entre nous 

J'en passe des pires et des meilleurs   

C'est con , c'est moche  

C'est le printemps pourtant , il y a des fleurs ...

Á l'extérieur .     

 

Publié dans ConnerieHumaine

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Publié le par Silion Keila

♥

Ne montrer aucune réaction émotive . 

D'abord distraire la cible .

Ensuite bloquer sa vision . 

Contrer par un direct au visage .

Désorientation . 

Étourdi , il tentera un crochet de panique .

Appliquer un blocage du coude puis un coup au corps .

Bloquer sa gauche , fragiliser sa mâchoire puis la fracturer .

Briser ses côtes fêlées, défoncer son plexus solaire , terminer la dislocation de sa mâchoire .

Coup de talon au diaphragme .

Résumé

- Bourdonnement des oreilles

- Mâchoire fracturée

- Trois côtes fêlées

- Quatre brisées

-Hémorragie au diaphragme

- Guérison physique six semaines

- Rétablissement psychologique complet six mois 

Attitude à cracher au dos des gens : neutraliser .

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Publié le par Silion Keila

♥
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Publié dans Hors-Catégorie

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Oui, mais quelle est la question ?

Publié le par Silion Keila

Oui, mais quelle est la question ?
Oui, mais quelle est la question ?
Oui, mais quelle est la question ?
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Et les premiers bourgeons éclosent ...

Publié le par Silion Keila

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Proverbe chilien

Publié le par Silion Keila

Proverbe chilien
Proverbe chilien

Publié dans Proverbedumonde

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Pensée

Publié le par Silion Keila

Pensée
Pensée
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